La magistrate japonaise Tomoko Akane, élue à la présidence de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, fait l’objet de mesures judiciaires restrictives et de mandats d’arrêt émis par le ministère de l’Intérieur et le Comité d’enquête de la Fédération de Russie.
Cette décision des juridictions russes intervient en riposte directe aux mandats d’arrêt internationaux précédemment délivrés par la CPI dans le cadre des enquêtes sur les crimes de guerre présumés commis sur le territoire ukrainien. Moscou qualifie les décisions de la juridiction internationale de « nulles et non avenues » sur le plan du droit interne.
La présidence de la CPI et les instances diplomatiques internationales ont rappelé que ces mandats nationaux constituent des actes d’intimidation contre l’exercice indépendant de la justice pénale internationale, réaffirmant la protection statutaire garantie aux magistrats de la cour par le traité de Rome.